décoder les références(transistors,diodes,pont,tubes,condo)

Base de données sur les questions les plus courantes / Savoir définir une résistance avant des Led / Utilitaires de calcul et schéma automatique.
zeltron
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Message non lu par zeltron » 30 janv. 2009, 22:18

Bonjour,

j'ai constaté que, sur ce forum, de plus en plus de personnes utilisent des diodes et transistors (ou autres semiconducteurs ) et voudraient savoir ce qui "se cache" derrière leur références , pour savoir approximmativement ce que c'est (notamment quand le composant est ancien ou qu'il est de récupération ) sans devoir à chaque fois le rechercher dans un ou plusieurs répertoires ...qui en contiennent plusieurs dizaines de milliers !

En effet, ces références genre 1N4001, 2N 2905, 2N3055, AA143, AC128, BC547, BD 235, BU508AF, BT 138, 2SC945, 2SJ50 ...peuvent donner une idée du type de composant qu'on as en main (idée grossière , mais suffisante pour savoir sa nationalité, son type, et pour quel usage il est fait ...)
Ensuite, on peut affiner les recherches, et / ou tester le composant , pour en savoir plus sur ses caractéristiques et savoir si il est encore bon !
Un simple multimètre permettra simplement de savoir les polarités et de "dire" si le composant est bon, ou coupé, ou en court circuit , ce qui est limité mais constitue l'essentiel en dépannage ...
Ensuite, pour avoir une idée plus précise des tensions limites d'un transistor même inconnu , de son gain, de sa linéaritée, et comparer ses courbes à celles d'un composant connu et bon ... on peut en avoir une idée plus précise avec un traceur de courbe pour semiconducteurs et un oscilloscope , ou un appareil combinant tout en un (tel le tektronix 575 ) mais ce sont des appareils que peu d'amateurs ont la chance d'avoir ..et quand on les as, encore faut il savoir s'en servir ! ( se sont des appareils de laboratoires , normalement réservés au professionnels , qui sont souvent délicats, volumineux, compliqués ... et tres couteux !)

voici un tuyau, avec le récapitulatif d'a peu pres tous les codes usuels rencontrés ...

Le "standard américain JEDEC"
(on le trouve généralement pour les appareils et composants américains , mais il est tres courant en europe )


le code utilisé sur ces transistors et autres composants s'appelle le "standard américain" code JEDEC , il s'agit d'un code d'origine américaine , le 1 er chiffre et la 1 ere lettre indique grossièrement ce dont il s'agit :
1N = diode, diode zener, diode transil ...
2N = transistor, thyristor
3N = fet-mos et autre semiconducteurs spéciaux
4N = photocoupleur et autre composant optoélectronique

le groupe de chiffre qui suit est un numéro de série , compris entre 10 et 9999 , et ne signifie rien de particulier si ce n'est une idée de la date d'introduction du semiconducteur. Le suffixe (optionnel) indique le groupe de gain (hfe) lorsqu'il s'agit d'un transistor , ou une amélioration des performance si c'est une diode
pour les transistor, on as pour le suffixe :
A = Faible gain
B = Gain médium
C = Gain élevé
pas de suffixe : gain quelconque

par exemple : 1N34 =tres ancienne diode (diode germanium des années 1950) 1N4004 = diode courante (diode de redressement des années 1970) 2N2222A = transistor courant (des années 1960) à gain faible (suffixe A) , 4N33 = optocoupleur courant ancien ...

le "Standart Europe Pro Electron"
(on le trouve généralement pour les composants et appareils europeens)

L' Association internationale Pro Électron a créé le même type de code d' enregistrement, en europe, mais le codage est différent (du type à 2 lettres suivi de chiffres et d'un suffixe éventuel) et fournit des indications plus intéressantes, il est du genre AA119, BA100, BB105,BC 547, BD135,BU508 ...
La premier lettre désigne le type de matériaux et la deuxième lettre designe la fonction puis vient le n° de série , sans grande signification, avec une lettre en plus suivant le gain du transistor ou les particularités du composant si c'est autre chose ...

1 ere lettre :
A =germanium
B=silicium
R= autre matériaux

2 eme lettre :
A= diode
B=varicap
C=transistor petit signaux normal
D= transistor de puissance normal
E= dispositif spécial , divers , autre que des diodes ou transistors
F=transistor petit signaux hautes fréquences
H=dispositif sensible au magnétisme
L= transistor de puissance hautes fréquences
S= transistor de commutation petite puissance
T= triac ou thyristor
U= transistor de commutation de forte puissance
Y=redresseur
Z=zener

le groupe de chiffre qui suit est un numéro de série , compris entre 10 et 999 , ne signifie rien de particulier comme dans le code américain si ce n'est une idée de la date d'introduction du semiconducteur. Le suffixe (optionnel) indique

A = Faible gain
B = Gain médium
C = Gain élevé
F = boitier isolé de la masse
R = polaritée inversé (R comme Reverse)
W,X,Y = composant professionnel

Par exemple : AA119 = diode germanium , ancienne, BA100 = diode silicium , ancienne, BC547 = transistor petit signaux normal , BC558C = transistor petit signaux à gain élevé , BT 138 = triac au silicium courant , BU508 AF = transistor de commutation de grande puissance(BU) à gain faible(A) et à boitier isolé(F)

le Standart Japonais JIS
( on le trouve couramment pour les matériels chinois ou japonais , asiatiques en général)

L' organisme Japonais Japanese industrial standards ( JIS ) a réalisé un mixage des deux méthodes précédentes , les noms des transistors ont un préfixe par le code 2S suivi par une lettre puis le numéro de série . le numéro de série n'as pas de signification , le préfixe en as une

Transistors 1er lettre
2S A = PNP haute fréquence
2SB = PNP basse fréquence
2SC = NPN haute fréquence
2SD = NPN basse fréquence

le 2 et le S sont souvent omis sur le marquage du boitier

Exemple de transistor : 2SD1972 ..Sur le composant l' inscription est D1972

pour les composants asiatiques autre que des transistors , on as

SE: Diodes
SF: Thyristors
SG: Gunn
SH: UJT - Unijonction
SJ: P-channel FET/MOSFET
SK: N-channel FET/MOSFET
SM: Triac
SQ: LED
SR: Redresseur
SS: Diodes Signal
ST: Diodes Avalanche
SV: Varicaps
SZ: Diodes Zener

Quelques constructeurs américains ont adopté des codes propriétaires perso , et relativement anciens , genre MJE 340, MPS 6531, TIP 2955 ...c'est le cas de Motorola, et Texas instruments

Codes Motorola

MJ: Motorola , puissance boîtier métal
MJE: Motorola, puissance boîtier plastique
MPS: Motorola faible puissance boîtier plastique
MRF: Motorola transistors HF, VHF et micro-ondes

Codes Texas instruments

TIP: Texas Instruments transistor de puissance boîtier plastique
TIPL: Texas Instruments transistor de puissance planar
TIS: Texas Instruments transistor faible signal boîtier plastique

quelques constructeurs europeens ont aussi adopté des codes propriétaires , anciens et devenus rares , genre 23R2, 34P4, 41T6, 181T2B , code spécifique à COSEM (le fabriquant COSEM étais un des rare fabriquant français de semiconducteurs, aujourd'hui disparu ...et leur code composé de 2 ou 3 chiffres+1 lettre+1 chiffre (et un éventuel suffixe) n'indique hélas pas grand chose si ce n'est :

Codes COSEM

P: diode
R: redresseur
T: transistor

par exemple : 23R2 : redresseur de puissance, 34P4 : diode , 981T1 : transistor, 41T6 : transistor , 181T2B : transistor de puissance
(Code donné pour mémoire : ces composants , obsolètes, tres ancien et qui ne sont plus fabriqué, n'ont guère d'intéret de nos jours ...)

Les ponts redresseurs, fréquemment marqué B**C**** (les * étant des chiffres) ont déja fait l'objet d'un précédent article, mais j'en rappelle l'essentiel :

préfixe : B= bridge =pont redresseur , E =redresseur simple alternance
1 ere série de chiffre : tension efficace maxi (V)
2 eme série de chiffres : courant redressé maxi, en mA

exemple : B250C250 = pont redresseur 250V 250mA soit 0,25A, B40C1000 = pont redresseur 40V 1000mA soit 1A, B80C5000 = pont 80V 5A
(code fréquemment utilisé sur les redresseurs Siemens)


Enfin, et pour le matériel russe , on trouve d'autre codes correspondant à rien de tout cela ...et en caractères cyrilliques !

(ce cas est rare, et il n'a pas été possible d'en trouver la signification )

Voilà, avec ça, vous pourrez identifier approximmativement les transistors et diode de presque toute la planète (sauf dans le cas, vicieux, ou le fabriquant à effacé la référence, ou remplacé celle ci par un code perso "bidon" ...ce qui se fait parfois pour "emmerder" le dépanner éventuel ...et faire racheter du matériel neuf !)
Ensuite pour en savoir plus , il faudra :
-en rechercher les datasheets
-le tester avec un appareil de mesure approprié
(les recherches et le test du composant seront déja bien facilité en sachant déja à peu pres ce que c'est !)

Nota : ceci ne tient pas compte des composants CMS , toutefois il existe des tableau d'équivalences marquages CMS => marquage standards ...et les amateurs utilisent rarement de tels composants et plus rarement encore des CMS d'occasion ! (puisque pour avoir des CMS d'occasion, il faut déja réussir ...à les dessouder !)

Zeltron
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Re: comment "décoder" les références de transistors et diodes

Message non lu par zeltron » 30 janv. 2009, 23:38

Rebonjour,

Pour compléter et apres identification grossière, vous pourrez trouver ici des datasheets (sauf peut être si le composant est un tres vieux semiconducteur , disond avant 1960 ...)
Voire:
http://www.datasheetcatalog.net/

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Re: comment "décoder" les références de transistors et diodes

Message non lu par jC_Omega » 31 janv. 2009, 14:26

oooo, bravo, tu a du passer les heures a écrire tout ca.

je sais pas ou tu a trouver toute les explication.

je connaissais les généralité en en utilisant otu les jours... les 1Nxxxx, les BUxxx etc.

la il y a tout sur les classification des composant d'une trentaine d'année.
pour les composant plus récents, c'est un peu plus l'anarchisie.. encore les tonne de boitier CMS et les nouvelle réfèrence qui sorte et disparaisse tout les 6 mois
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Re: comment "décoder" les références de transistors et diodes

Message non lu par zeltron » 31 janv. 2009, 20:46

Bonjour,

je dirais ( à propos de tous ces semiconducteurs marqué 1N****, 2N****, BC***, BU*** et compagnie ...) que ceci s'applique en fait a peu pres à tout ce qui a été fait en diodes et transistors et semiconducteurs similaires entre le début des années 1960 (avant, les semiconducteurs étais peu nombreux et pas encore normalisée ...et la grande majoritée des appareils étais encore équipé de tubes électroniques ou "lampes radio" ) et la fin des années 1980 début 90 ...(apres, on commencé à se généraliser les composants CMS , tout en continuant à fabriquer les composants standards à fli , classiques ) donc a peu près à tout ce qui as entre 15 et 40 ans .

a noter : a propos des tubes électroniques ou lampes radio, que le standard pro électron des semiconducteurs a été fortement inspiré de celui précédemment appliqué aux lampes radio

Quand aux composants CMS , le problèmes est double :
-d'une part, ils sont tellement petit qu'il n'y as généralement pas la place de marquer tout, soit une référence complète ( comportant une ou plusieurs lettres et 5 à 6 chiffres ) + la marque !
(ça ne tient pas sur le corps du composant , ou alors il faudrais des caractères si petit qu'il faudrais une forte loupe pour les lire !)
-d'autre part, comme le dit J C Omega, a propos des composants CMS, il en sort de nouveaux tres souvent , et l'année suivante ils sont déja obsolète et détroné par d'autres , avec à chaque fois des références nouvelles (de sorte que répértorier les marquages de tous les semiconducteurs CMS serait un travail à la fois titanesque et illusoire qui serait à refaire dès l'année suivante ) ce qui constitue pour l'amateur un reel problème, en plus du problème de pouvoir les dessouder , les récupérer, ou les remplacer (ce qui est facile avec des composants classiques ...l'est beaucoup moins avec des CMS !)

Vous trouverez les significations des marquages de la plupart des transistors et diodes CMS ici
http://www.tkb-4u.com/code/smdcode/smdcode2.php

Précisons, pour ne non initié qu'on entend par CMS des composants monté en surface, sans pattes ou fils traversants (CMS = Composant Monté en Surface) par opposition aux composants "a piquer" ou " à pattes"

Image

Des transistors "à pattes"

Pour info, et tant qu'on y est dans le décodages des références , apres avoir vu le cas des diodes, transistors, thyristors, FET , etc ... voyons celui utilisé pour les lampes radio (ou certaines d'entre elles) dont on s'est inspiré

A suivre

Zelt
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Re: comment "décoder" les références de tubes électroniques

Message non lu par zeltron » 31 janv. 2009, 22:08

Bon,

maintenant qu'on as vu le cas des transistors et diodes, voyons un peu le cas des tubes électroniques ou lampes radio ...


Pour ceux qui n'ont pas connu, les lampes radio sont des composants actifs qui tenaient le rôle des semiconducteurs mais avec un principe différent (en gros, ce sont des ampoules généralement en verre , dans lequel a été fait le vide, et ne servant pas a éclairer mais à redresser, amplifier, ou commuter , avec un filament qui chauffe une cathode qui émet des électrons, et autour de celle ci, des électrodes concentriques sous forme de grilles et de plaques , généralement en métal, parfois en graphite )
Par exemple l'équivalent de la diode de redressement s'appellais la diode à vide ou valve , l'équivalent du transistor normal étais la triode , l'équivalent approché d'un darlington étais la pentode, l'équivalent d'un thyristor étais le thyratron ...
Ces tubes électroniques ont été quasiment complètement abandonné , sauf dans quelques cas spéciaux , tel que :

-certains équipements à usage spatial , ou ils sont encore utilisés pour leur résistance aux températures extrèmes (dans l'espace il n'y as pas d'atmosphère et il peut faire tres froid ou tres chaud !) et leur résistance aux radiations (rayons cosmiques )
-certains amplificateurs hifi pour audiophiles, ou certains amplificateurs pour guitare électrique ( pour des raisons de musicalitées, ou de coloration du son, qu'apporte l'électronique à tubes dans le domaine de la musique ...et que les musiciens ou les audiophiles ne retrouvent pas , ou tres difficilement, avec l'électronique à semiconducteurs )

On as trouvé majoritairement deux types de marquage :
- le marquage américain , avec un chiffre , une (ou parfois deux) lettre, et un ou plusieurs chiffres et un suffixe éventuel (un système de marquage prédécesseur du JEDEC pourles semiconducteurs

-le marquage europeen , avec un groupe de lettre , un groupe de chiffres, et un suffixe éventuel (un système prédécesseur au pro électron avec de fortes similitudes)

Le marquage américain des lampes (dit code "RETMA") :

Il s'applique aux lampes radio américaines, ou à certaines lampes europeennes inspiré des américaines , au dela de 1935 , pour des lampes tel que 1R5, 2A3, 6L6GC, 25Z5

Le 1 er chiffre indiique approximmativement la tension de chauffage du filament
1: 1,25 à 1,5V
2: 2 à 2,5V
3: 3 à 3,5V
4: 4 à 4,5V
6: 6,3 à 7V
9 : 9V
12: 12V
25: 25V
Etc

La lettre et les chiffres qui suivent indique grossièrement la fonction et le nombre de sortie d'électrodes (mais pas toujours de manière rigoureuse)

Par exemple :

1R5 est une lampe chauffé en 1,4V (chiffre préfixe 1 = 1,25 à 1,5V) type heptode changeuse de fréquence à 5 sorties d'électrodes ( *R5 indique que c'est une heptode changeuse et qu'elle a 5 électrodes sorties ... )

6L6 GC est une lampe chauffée sous 6,3V (chiffre préfixe 6 ) type tétrode a faiseaux dirigé amplificatrice audio (lettre L) le 6 qui suit censé indiquer 6 sorties est, au passage , non pertinent ,puisque il y as que 4 sorties d'électrodes sur cette lampe tétrode (voilà un contre-exemple qui montre que ce code n'est pas toujours rigoureux) et le suffixe GC indique une ampoule de verre normale (lettre G) et une construction renforcée (lettre C)

je ne m'étendrais pas sur tous les autre lettres et chiffres car la plupart se rapporte à des tubes qui ne se font plus depuis longtemps et sont devenu ...du domaine des pièces de musée ! (en vrac : A3 = triode basse fréquence, C6 = pentode à pente fixe, D6 = pentode à pente variable G5 = indicateur d'accord , Z5 = redresseur double ...)
Il y as cepandant quelques exceptions comme la 6L6 citée en exemple , lampe tres connue et toujours utilisée !

La 6L6GC est en effet un tube amplificateur audio d'origine fort ancienne et encore tres apprécié pour sa musicalitée, et pour sa robustesse en version avec suffixe "GC", ce tube est un des rare tube qui soit sorti depuis tres longtemps (les premières 6L6 datent de fin 1936 ) et qui est toujours fabriqué et tres apprécié ...pour les guitaristes (la 6L6GC équipe de nombreux amplis pour guitare )

Le marquage europeen des lampes (dit code "Mullard" ) :

il s'applique aux lampes europeennes , d'apres 1935, et a de fortes similitudes avec le code pro électron des semiconducteurs, il comprend un groupe de lettres (en général 2 ou 3 lettres ) suivi d'un nombre , compris entre 1 et 9999, qui ne signifie rien de particulier si ce n'est une idée de la date d'introduction du tube

la 1 ere lettre indique la tension ou le courant de chauffage selon que le chauffage est en parallèle ou en série

Les principaux sont :

A: 4V (parallèle)
C : 200mA(série)
D: 1,4V (parallèle)
E : 6,3V (parallèle)
P: 300mA (série)
U: 100mA (série)

La ou les lettres suivantes indiquent le type , la fonction ...

les principaux sont :

A: diode a vide
B: double diode à vide
C: triode normale
D : triode de puissance
E : dispositif spécial à émission secondaire
F : pentode haute fréquence ou préamplificatrice basse fréquence
H: heptode changeuse de fréquence
K: octode changeuse de fréquence
L: pentode de puissance Hf ou BF
M: indicateur visuel
N : thyratron
Y : diode de redressement
Z : diode de redressement double

(on peut trouver plusieurs lettre pour des tubes à plusieurs fonctions dans la même ampoule , par exemple deux diodes et une pentode pour une EBF80, une diode, une double diode et une triode pour une EABC80 ...ce sont en sorte les ancètre des circuits intégrés)

les chiffres indiquent grossièrement de quelle génération est le tube et indique souvent de quel genre de culot il est doté ( de 1 à 9 : génération de la série "transco" 1935...1937 ... jusqu'a 8000 ...9000 pour les derniers tubes des années 1960 ...au dela des années 60 les semiconducteurs ont quasiment détroné tous ces tubes )

par exemple :
AF3 : lampe chauffée sous 4V , pentode haute fréquence, lampe de la série transco datant de 1935
EL84 : lampe chauffé sous 6,3V , pentode de puissance basse fréquence, série noval datant des années 1950
ECC 8100 : lampe chauffée sous 6,3V, incluant deux triodes (d'ou deux fois "C") et datant de la fin des années 1960
EABC80 : lampe chauffée sous 6,3V , incluant une diode, une double diode, une triode, datant de la fin des année 1950

on otera des similitudes entre le "C" de la triode dans le code pour les lampes, et le "C" du transistor dans le code pour les semiconducteurs ...

Si on remonte encore dans le temps, on trouvais divers codes , non normalisés , dont

des lampes marqué de "1" à "99" , pour d'anciens tubes fabriqué entre les années 1920 et 1934...35 dans les fabrications américaines (ces chiffres n'étais qu'un numéro arbitraire d'identification, mais sans signification ... ceci dit il y avais encore assez peu de type de tubes a cette époque, et il étais relativement facile de retenir les principaux , par exemple une 24 étais une tétrode, une 47 une pentode de puissance BF, une 75 une double diode triode, une 80 une valve biplaque )

des lampes marqué d'une et une seule lettre suivi de chiffres, A415, B443, E406 , pour d'anciens tubes de la même époque , années 1920 à 1935 ...mais en europeennes (la 1ere lettre étais un code pour l'intensitée A : < 100mA ...E : 1A et + , le 1er chiffre indique la tension de chauffage (en V) , 4 = 4V , les suivant, le gain approximmatif ...par exemple E406 : tube chauffé en 4V, 1A, gain de 6, c'étais une triode mais la référence ne le dis pas ...)

Il y as eu aussi autre marquages "exotiques" similaires aux précédents , mais d'autres nationalités ...

si on remonte encore dans le temps, on trouvais des lampes TM , ou TM suivi d'un suffixe , indiquant soit le nombre de sortie d'électrodes avec un chiffre (TM2 : 2 sorties d'électrodes, TM4 4 sorties ...) ou lorsqu'il s'agissais de lettre , le type (TMBG : TM bigrille , à 2 grilles )
le "TM" signifiais Télégraphie Militaire , car ces lampes radio étais initialement destinée à la télégraphie militaire, durant la guerre de 1914 ...1918

(au passage: les lampes TM sont des pièces de musée tres rares , et les appareils de télégraphie de la 1 ere guerre mondiale sur lesquels elle étais monté des pièces de musée témoin d'une période historique importante ...)

Enfin, entre 1906 (date de leur invention) et avant 1914 (avant la 1ere guerre mondiale et la télégraphie militaire) les premiers tubes électroniques ressemblais à des ampoules d'éclairage , transparentes et rondes avec un culot à vis ... et n'avais aucun marquage

Zelt
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Re: comment "décoder" les références de tubes électroniques

Message non lu par zeltron » 01 févr. 2009, 14:18

Bonjour,

maintenant qu'on as vu les transistors, diodes, et tubes électroniques courants, et civils ...et pour ceux qui :

-soit veulent en savoir plus sur les codes des tubes (le présent topic n'est pas exhaustif !)
-soit veulent identifier des tubes militaires (armée anglaise, allemande, ou américaine entre autre)
-soit veulent identifier d'autres tubes et notamment les tubes cathodiques de télévision ou d'oscilloscopes (avant l'avènement des écrans LCD et plasma !)

voire ce site (tres complet mais pas en francais)

http://www.tubecollector.org/numbers.htm

Avec cela, vous pourrez par exemple identifier à peu pres tous les composants d'une vieille télé , y compris les lampes et le tube cathodique , même si elle est tres vieille et d'a peu pres n'importe quelle origine (et les vieilles télés sont souvent des "mines" de composants pour bricoleurs en électronique !)

Zelt
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Re: essai

Message non lu par zeltron » 11 févr. 2009, 20:57

essai

(ceci est un "post-test"j'avais voulu continuer d'alimenter ce topics d'infos intéressantes ...mais cela étais mis en échec, plusieurs jours durant, pour cause de problèmes récurrents d'informatique)

Zelt
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jC_Omega
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Re: comment "décoder" les références de transistors et diodes

Message non lu par jC_Omega » 11 févr. 2009, 21:57

'classe' oooo, bravo
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Re: pou "décoder" les tubes et composants spéciaux et anciens

Message non lu par zeltron » 13 févr. 2009, 14:20

Bonjour,

me reva pour , enfin, continuer d'alimenter ce topic sur les marquages des composants
(apres divers déboires informatiques)

Voyons les cas spéciaux de composants et tubes anciens sortant du cas des marquages normalisé ci dessus ( à titre documentaire et/ou historique , car vous n' aurez probablement pas à utiliser les composants dont il sera question dans ce post là ...)

Les composants passifs (résistances et condensateurs ) tres anciens

Les résistances "corps bout point" ou "corps bout trait" (années 1930 ...1945 environ )

ces résistances étais des résistances carbones , marqué avec un code couleur de signification identique au code RMA des résistances à anneaux à 3 chiffres , mais avec une disposition des couleurs différente
Res1.jpg
Les significations des couleurs sont les mêmes mais le 1 er anneau est remplacé par la couleur du corps , le 2 eme anneau par la couleur du bout, le 3eme anneau par la couleur du point ou trait central
Nota 1 : si la couleur du bout ou du point est la même que celle du corps elle parait absente , et on peut avoir par exemple
-une résistance entièrement et uniformément rouge , qui correspond à : corps rouge, bout rouge, point rouge = 2200 ohms
Nota 2 : ces résistances pouvais s'ajuster "a la lime" , en prenant une résistance de valeur un peu plus basse , et en limant le corps et mesurant à l'ohmemètre jusqu'a la valeur souhaité
(ce procédé, un peu barbare, est évidemment irréversible, l'ajustage est fait une fois pour toute et on ne peut pas réajuster car il faudrais remettre la matière enlevée !)

Les résistances sous tubes marqués en clair ( 1900 à 1930 )

ces résistances tres anciennes étais présenté sous tubes en verre ou en rodhoïd transparent avec deux écrous moletés ou a 6 pans, et une étiquette marquée en clair à la plume , il n'y a pas de code couleur puisque c'est écrit en clair ...

mais attention
1- l'unitée étais marqué en clair "méghoms" , ou alors le caractère grand oméga voulais dire méga-ohms et non pas ohms à cette époque
et
2- ces résistances qui ont ...environ un siècle ! sont souvent coupés ou ont changé de valeur (elle sont plus du domaine du musée que d'une quelconque réutilisation en électronique !)
Res0.jpg
Les condensateurs "papier" anciens (1930 ...1950 environ)

Ces condensateurs , cylindrique , au papier sous tube en verre ou en carton backélisé , étais marqués en clair , mais avec des marquages qui peuvent dérouter, en effet :

-la tension inscrite est la tension d'essai maxi , en courant continu, et non la tension de service , pour avoir la tension de service, diviser par 3 en continu, et moitié moins en alternatif
(exemple : TE 1500V = tension de service 500V continu ,ou 250V alternatif)

-la capacitée est souvent marqué, soit en µµF , soit en pF (1 µµF = 1 picofarad ou un millième de microfarad) et parfois sur certains anciens condensateurs avec une unitée d'origine allemande , le centimètre de capacité "cm" (1 cm = 1,11 pF )
Cap3.jpg
Les condensateurs tres anciens (1900...1930)

Comme les résistances anciennes, il ont à peu pres la même présentation, et un marquage en clair, généralement sous forme de fraction, et avec le marquage de l'unité en "mfd " au lieu de "µF" (il n'y avais pas encore de norme officielle pour le marquage de l'unitée "microfarad" à l'époque ou ces condensateurs ont été produits !)
Attention au passage a la ressemblance avec les résistances anciennes !
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Tous ces condensateurs anciens vieillissent tres mal , et ne doivent pas être utilisés (et peuvent exploser si on les remet sous tension) la aussi c'est plus du domaine du musée que d'un quelconque ré-emploi , et si on veut réutiliser un appareil qui en contient, le remplacement systématique de tous ces condensateurs est vivement conseillé avant remise en service !

Les tubes anciens , anglais (autre que ceux codifié en marquage américain ou marquage Mullard)

On pouvais trouver, dans les années 1930 à 1940 , des tubes radio anciens (valves, triodes, tétrodes, etc ...) , d'origine anglaise, ou allemande , qui ont été tres employé dans le matériel militaire de la seconde guerre mondiale

Les tubes anglais de cette époque, a laquuelle il ne faisais "pas comme les autres" (ce qui est hélas encore vrai) étais marqués "CV ***" (les *** étant un nombre à 2 ou 3 chiffres) marquage tres souvent accompagné d'un sigle en forme de flèche, méconnu mais typique sur le matériel électronique anglais de cette époque ...
Ce marquage n'a hélas, aucune signification pratique , et il faut se reporter à une liste d'équivalence entre marquage "CV***" et marquage "normal"
par exemple CV455= 12AT7 en marquage américain = ECC81 en marquage Mullard
(me contacter pour liste CV complète si besoin, ce fichier est trop lourd pour être joint à ce topics !)
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Sur les tubes anglais militaires plus anciens, on trouvais un code avec un groupe de lettres, commencant toujours par "A" (comme Army) suivi de lettres indiquant le type, et d'un nombre sans signification précise ...
Ce code est un peu plus intéressant que le marquage "CV***" (même si il indique peu de chose il fournis quelques indications que le marquage "CV***" ne donne pas)
les lettres qui suivent le "A" signifie:
-R : Receiving valve (tube pour récepteur)
ou
-T : Transmitting valve (tube pour emmetteur)

puis
D: diode
H : hexode ou heptode
T : triode
P :pentode
S : lampe à écran ou tétrode
U : redresseur
W : stabilisateur
Par exemple :

ATP4 : tube de l'armée anglaise (A) pour emmetteur(T), pentode(P) le 4 est un numéro d'ordre
ARTH2 : tube de l'armée anglaise (A) pour récepteur(R) triode-hexode(T H ) le 2 est un numéro d'ordre


A suivre ...
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Modifié en dernier par zeltron le 13 févr. 2009, 20:14, modifié 1 fois.

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